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Viol: guide pour réapprivoiser l’intimité à deux

Après avoir subi des violences à caractère sexuel, il est normal d’être réticent-e aux relations sexuelles ou d’éprouver des difficultés au sein du couple. Bien qu’il soit impossible d’effacer votre expérience traumatique, vous pouvez en guérir. Voici donc 7 trucs écrits par une survivante de viol, pour les victimes d’agression(s) sexuelle(s).

1- En parler

Pour se libérer du sentiment de honte, il est primordial d’en parler à des gens de confiance. Ils pourront ainsi vous apporter leur soutien dans les démarches que vous souhaitez entreprendre et briser l’isolement.

2- Chercher de l’aide auprès des ressources disponibles

Que ce soit pour porter plainte, dénoncer votre agresseur-e, réclamer une indemnisation à l’IVACou simplement vous confier, les intervenantes du CALACS2 peuvent vous accompagner. Vous pouvez aussi aller chercher de l’aide auprès d’un-e psychologue3 ou d’un-e sexologue.

3- Se donner le temps

Il se peut que le processus de guérison dure plusieurs années; ne perdez pas espoir. Allez-y à votre rythme, faites-vous confiance et soyez patient-es avec vous-même. Ne vous forcez surtout pas à faire quoi que ce soit si vous ne vous sentez pas prêt-es à le faire. 

4- Le consentement

On ne le répétera jamais assez: le consentement est essentiel. Un-e partenaire qui demande la permission avant de vous toucher et qui s’assure de votre bien-être durant les relations sexuelles, c’est vraiment rassurant.

5- Connaître ses déclencheurs

Plusieurs victimes d’agression(s) sexuelle(s) développent un SSPT (syndrome de stress post-traumatique) : ainsi, une odeur, des mots, une façon de se faire toucher, etc. peuvent déclencher des flashbacks du viol. Connaître vos déclencheurs vous permettra d’établir de nouvelles limites avec votre partenaire. Par exemple, quand mon partenaire et moi avons décidé d’être intimes sexuellement, j’ai réalisé qu’être écrasée sous lui durant la pénétration était un de mes déclencheurs. On a donc rayé le missionnaire de nos possibilités et depuis, tout va mieux.

6- (Ré)Apprendre à dire non

C’est assez commun, après une ou plusieurs agressions sexuelles, d’éprouver de la difficulté à affirmer ses désirs. Il est important de trouver des façons alternatives4 de communiquer votre refus, malaise ou inconfort à votre partenaire si vous avez du mal à dire non. Ça peut être en utilisant un code de couleurs où le vert signifie ‘’continue’’ et le rouge, ‘’arrête’’.

7- Se réapproprier son corps

Faites-vous plaisir: changez de tête, faites-vous tatouer, prenez des cours d’autodéfense, etc. Ce sont toutes des façons saines de vous sentir bien, en sécurité et en contrôle de votre corps. Réapprenez à vous trouver désirable selon vos propres termes. 

Vous n’êtes pas seul-es et votre situation ne peut que s’améliorer avec le temps: n’hésitez surtout pas à aller chercher de l’aide si vous n’arrivez pas à surmonter cette épreuve seul-es. 

 

¹ Indemnisations IVAC

² CALACS – Aide aux victimes

³ Psychologues spécialisé-es en agressions sexuelles

4 Learning good consent – alternatives à dire  »non »

 




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